HOT FLASHES (Des ragots)

5/12/2011

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Les initiées comme moi savent qu'on franchit le portail de chez Leslie et Raffy à ses risques et périls. Il faut mieux avoir le cœur bien accroché, car une fois dedans, on risque de  rencontrer des créatures atypiques.  Tout d’abord un morse de taille réelle, sculpté dans du ciment, nous accueille  du haut d’un poteau.  Ensuite, on passe devant une dame au gabarit de King Kong, habillée d’un maillot de bain (peu importe la saison), avant de glisser entre quelques lézards géants, deux sirènes en cours de réalisation, une ménagerie d’extra-terrestres et des insectes capables de dévorer un troupeau d’éléphants pour leurs goûter.  Ambiance exotique, quoi !    Mais même une habituée comme moi n’aurait jamais pu imaginer ce qui nous attendait lors du déjeuner de dimanche dernier.

La Dream Team était au grand complet, donc j’aurais dû me méfier. Il y avait aussi, Sandi et Yves (aka Babou) Dibon.  Ce couple mythique sont des vrais People de la jet-set, qui font la navette entre le Quartier Bibi Biarritz et Bali.  Tous les critiques ont adoré la diva Sandi dans le rôle de « Little Miss Sunshine » en tutu couleur rayons de soleil, lors de notre performance aux Galeries Lafayette.  Bref , une vrai star ! 

En plus, ma sœur aînée, Jacquie-Glitz été venue en coup de vent entre deux expos.  Dans notre famille, toutes les filles s’appellent Jacquie « Quelque Chose ». C’est comme dans d’autres familles où toutes s’appellent Marie « Quelque Chose ».  Moi c’est Jacquie-Glam, ma grande sœur c’est Jacquie-Glitz ; chez-nous c’est comme ça, c’est normal. 

Il faut pas oublier non plus, Le Petite Chaperon Rouge, qui faisait du Couch Surfing à la maison.  C’est une fille absolument délicieuse !  Quand je pense qu’elle a frôlé la catastrophe, j’ai des frissons dans le dos !

Vous ne pouvez pas imaginer comme j’étais contente de retrouver à table, Eric, mon chauffeur, accompagné par sa ravissante copine, la toiletteuse Christelle.  Elle avait tellement bien réussi la coupe de Ucé, le cocker adorable d’Eric, que j’avais envie de lui demander de me faire un petit brushing avant de partir.  Mais hélas,  les événements  à venir ont complètement chassé l’idée de ma tête.

Sandi est restée le bec grand ouvert en regardant l’arrivée de Loulou Cadi, un grand copain d’Eric, chez qui il a déniché ma Cadillac modèle 1967. Lorsque  Loulou sort de sa limousine Dodge blanche aux vitres teintées, on s’étonne de son « look » plutôt  Beau-Garçon que Puff Daddy. A la première impression, Loulou est un type bien baraqué, aux cheveux noirs avec quelques petites mèches argentées,  du style viril / mal rasé à la Mickey Rourke, et avec un regard perçant qui cache bien des choses.  En tout cas, il sait bien faire rouler la mécanique ! 

Le repas s'est passé merveilleusement bien !  Côté plan de table, parfait.  Cuisine exquise !  Bravo Raffy ! Les bons vins, ainsi que la joie de vivre, coulaient de source.  Tout le monde s’entendait bien !

Alors Le Babou, grand admirateur des belles américaines, n’a pas pu s’empêcher de demander conseil côte mécanique à Eric.  « Je vais te dire un truc, Mon Pote, »  réponds Eric. « Les voitures sont comme les femmes. Il faut les bichonner. Avec l’âge, elles sont un peu plus lentes au démarrage,  mais si tu chauffes bien  le moteur, elles rouleront encore comme au premier jour. »

Après un superbe tiramisu accompagné de cookies signé Cruella, suivi d’un café du tonnerre , Le Petit Chaperon Rouge demande poliment la permission de quitter la table, car elle a rendez-vous chez son Amatxi à Bayonne.  La pauvre vieille dame s’est réfugiée sous la couette depuis que Aitatxi est parti faire le tour de l’Europe en Harley avec son club « Easy Riders du Troisième Age. » 

Pendant que la petite se prépare à partir, Raffy  remplit un panier de légumes frais, cueillis dans son potager.  Il ajoute aussi un beau bouquet de roses qui viennent de sa serre pour remonter le morale de la pauvre vieille dame. Bien couverts, car il fait un froid de canard, nous sortons tous, y compris les trois chiens, Ucé, Dora et Nelson, afin d’accompagner la petite jusqu’à la forêt. 

A peine arrivés au bout du jardin, les chiens commencent à tourner dans tous les sens.  Nous ne remarquons rien au début, tellement nous sommes émerveillés par la belle nature, toute habillée de couleurs d’automne. Les fougères sont  roux-cocker comme Ucé ! 

Chacun à son tour  embrasse Le Petit Chaperon Rouge, en lui donnant des bons conseils pour traverser la forêt en toute sécurité.  Elle est si belle dans sa cape rouge ! 

Elle est sur le point de partir quand tout d’un coup elle crie « Où est passé Loulou ? »  Tout le monde se retourne.  Pas de trace de Loulou Cadi. La petite se met à sangloter, « Je ne pourrai pas partir sans dire au revoir à Loulou ! »

Son nom à peine sorti de la bouche du Petit Chaperon Rouge, une ombre passe derrière un arbre, et Loulou sort.  Mais Loulou a drôlement changé.  On ne le reconnaît que par ses baskets.  Il commence à hurler comme un chien.  Et devant nos yeux, les poils poussent partout sur son corps.  Les poils poussent à travers son pantalon, sa chemise, et enfin, ses baskets  aussi sont tout couverts de poils. Nous restons cloués au sol, stupéfiés par ce spectacle.

Le gentil Loulou Cadi, si doux et si bien intentionné, s’est transformé en Grand Loup Méchant devant nos yeux ! Il se tourne vers Le Petit Chaperon rouge  en lui disant, « Passe-moi ton panier, ma jolie.  Je vais t’accompagner chez ton Amatxi. »   Et là, il attrape le panier.  Elle lui tire le queue, mais sans effet.  On voit les crocs du loup longs, blancs et pointus comme deux stalactites.

Je préfère même pas imaginer la suite de cette histoire si les paparazzi n’etaient pas arrivés au bon moment.

En fait, on savait que les paparazzi campaient dans la forêt depuis mon arrivée au Marais en début de semaine.  Par prudence, je suis sortie très peu.  Et à chaque fois déguisée.  Mais toute la convivialité de ce dimanche, m’a fait oublier mes soucis de paparazzi.  Il y en avait partout, planqués derrière des arbres et cachés dans les cabanes. Les plus effrayants c’était ceux qui descendaient d’hélicoptère en parachutes avec leurs appareils photos qui flashaient comme un bombardement ! En effet, c’est eux qui ont fait fuir le Grand Méchant Loup.

Personne dans notre entourage n'etait au courant, mais dans les cercles scientifiques, paraît il que tout le monde sait que les lumières intenses font fuir les grands méchants loups à tous les coups.  Cette méthode infaillible est toujours bonne à connaître, au cas où.

En tout cas, Le Babou, Eric et Raffy etaient soulagés.  Même à trois, ils n’avaient pas du tout envie de se battre contre le Grand Méchant Loup. 

Quant à ce dernier, il a disparu aussi vite qu’il est apparu.  On n’a pas le moindre idée d’où sont passés tous ses poils, et Loulou Cadi est revenu parmi nous, tout gentil comme avant.  Il s’est excusé auprès du Petit Chaperon Rouge d’avoir retardé son départ, et lui a proposé de l’accompagner jusqu’à Bayonne dans sa limousine.  

La proposition de Loulou etait  très généreuse, mais Cruella a insisté pour prendre la petite dans sa voiture, pleine de poils de ses dalmatiens.  C’était moins luxueux que la limousine de Loulou, mais il y avait moins de risque.

Alors, une fois de plus, j’ai sauvé la situation.  D’habitude, les paparazzi m’empoisonnent la vie, alors que cette fois ci, ils ont été utiles ! 

J’adore la vie de star !

A bientôt !

Jacquie

 

27/11/2011

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C’est dimanche soir, et j’ai du mal à imaginer que je passe ma dernière nuit aux Galeries Lafayette de Bayonne. Surtout après une journée mega-glam !  J’ai vu défiler, depuis ce matin, la presse du monde entier, tous venus me prendre en photo une dernière fois dans ce lieu somptueux..  Mais les meilleurs choses ont une fin. . .  

Mon vieil amie Sacha Guitry disait que « Quitter la scène, c’est mourir un peu.»  Ne vous inquiétez pas ! La Déprime ce ne pas mon truc, mais même pour quelqu’une comme moi qui voit toujours la vie en rose, je ressens un gros pincement au cœur en cette fin de Festival Des Rencontres Improbables 6.  J’ai rencontré tellement de gens sympas, talentueux et charmants !  Vous êtes tous devenus mes amis, et je vous adore ! 

A mon grand copain, Kristian Fredric, j’envoie un gros muxu !  Tu es vraiment sublime au centre du grand tableau de Varela, avec ton écharpe orange.  Et quel regard de séducteur !

Sophie et Virginie, vous allez  beaucoup me manquer.  Vous m’avez tellement aidée à cadrer Varela et La Dream Team tout au long du festival.  On ne sait jamais ce que ces filles sont capables de concocter !

Le quand et comment de mon grand départ  restent un mystère.  Je comprends qu'on ne veuille pas encombrer toutes les rues de Bayonne avec les paparazzi, mais quand même !  Je suis la dernière informée grâce à mon agent de presse qui s’est enfuie avec son Prince Charmant aux flip-flop.  Tout ce que je sais, c’est que je vais aller me faire dorloter  à Labenne au Marais.  Là j’aurai mon masseur, mon coiffeur, mon entraîneur personnel, et surtout, mon chef cuisinier préféré, Raph !  Je suis sûr qu’il est déjà derrière ses fourneaux en train de préparer un festin pour fêter mon retour.  Que la fête continue!

Quant aux flamands roses, Elvis et Dolly, ils partent quelques jours chez leurs cousins en Camargue. 

Alors, je dis à tous mes fans glam et toutes mes amies glam, un grand merci, et à très bientôt !  Je vous adore !

 

Grosses Bises,

Jacquie

26/11/2011

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 C’est officiel, Leslie Varela et sa Dream Team ont gagné Le Prix du Public au festival Des Rencontres Improbables 6  pour leur performance « Le Boudoir de Jacquie » !  Merci de tout mon cœur à tous les participants, car c’est grâce à votre enthousiasme et bonne volonté que mon rêve le plus cher s’est réalisée.  Je vie depuis une semaine entourée de vous tous dans un magnifique tableau hyper-glam!  Et en plus, le public nous adore !  Alors, j’embrasse très, très, fort :  ANA, CAROLINE, CHARLOTTE, CHRISTINE, ELISA, ELISABETH, ENZA, FARIDA, FRANCOISE, KRISTIAN, NICOLAS, ROSIE, SABRINA, VINCENT, YOLANDA, ETIENNE, BERTRAND et MONIQUE. 

Grosses Bises,

Jacquie

PS  Coucou de la part des mes flamands roses, Elvis et Dolly !

 

 

 

10/11/2011

 

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Ce soir je suis au septième ciel ! !  Ca a été une vraie journée de « star », comme je les adore, pétillante à souhait !  Il y a eu des hauts et des bas, mais toujours des moments forts en émotions !

Tout a bien commencé.  Mes amies à la météo sont tombées pile poil sur le beau temps pour une fois.  Pas du tout évident au Pays Basque.  Bravo les mecs ! 

Ensuite,  mes fans de Bayonne, bien averti de mon programme, ont libéré le parking devant les Galeries Lafayette pour laisser les places à mon équipe, et surtout, à ma Cadillac  Les fans, je vous adore ! !

Denis, le cinéaste est même arrivée en avance, tellement qu’il avait hâte de me filmer. Et pour une fois, Varela et ses copines de la Dream Team étaient toutes à heure. Dans l’ensemble elles sont adorables, mais on a toujours un peu peur avec la Dream Team que ça tourne au cauchemar.  Cette fois ci c’est Louisa qui frôlé la catastrophe.   Mais on ne le savait pas au début de l’après-midi.  Tout semble aller à la perfection.

Dés qu’on me sort de mon boudoir, la foule commence à m’entourer dans la rue. Pour faire patienter les fans en attendant la Cadillac, on commence à les interviewer.   Tout se passent bien, mais toujours pas de signe de ma Cadillac. Enfin quelqu’un a la présence d’esprit  de suggérer que Louisa appèle Eric, mon chauffeur. Panique totale !  Louisa est partie de chez elle, non seulement sans portable, mais aussi, sans le numéro de téléphone d’Eric.  Que voulez-vous, Louisa n’est pas vraiment une fille du 21° Siècle, donc la technologie moderne la dépasse totalement. .  

J'étais tellement heureuse d’en profiter d’une aussi belle journée que je prenais mon mal en patience,  quand soudain, un type aux cheveux argentés, style distingué, commence à m’insulter avec les propos, « Ces choses là ce n’est pas de l’art.  C’est un truc à mettre dans une fête foraine ! »  Varela est presque tombée en larmes.  Alors, hyper stressé par sa grosse bêtises, Louisa s’interpose.   Elle sort ses grandes idées sur l’art moderne, et le ton monte.  Louisa est sur le point de le gifler quand Cruella annonce, « La Cadillac est là ! »

Enfin, voilà, Eric, mon chauffeur qui arrive et à la place du passager, Usé, son cocker. 

Usé est vraiment un amour de chien, mais on ne sait toujours pas si Usé connaît bien la différence entre des flamands roses et des canards.  Alors, Elvis et Dolly sont allées se promener au parc avec leur nouvelle nounou pendant la ballade en Cadillac.  Ils sont complètement guéris de leur coup de blues grâce au chocolat-thérapie et au beau temps.

Nous avons fait le tour du centre ville de Bayonne en Cadillac (décapotable, bien sûr), au grand bonheur de tots les passants dans les rues.  Les chauffeurs d’autobus nous ont même laissé passer devant, et les taxis nous ont klaxonné de joie !  Même les policiers sont partis afin de nous  laisser garer la Cadillac à notre place VIP juste devant les Galeries Lafayette. C’était vraiment un après-midi magnifique !

Que la fête continue, et n’oubliez surtout pas notre rendez-vous du 19 novembre, de 15 :00 à 17 :00 heures,  à la mezzanine du 1ere étage des Galeries Lafayette de Bayonne pour une performance photo et peinture GLAM ! 

Grosse Bises,

Jacquie

 

 

 

08/11/2011

 

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C’est dimanche soir et je suis à bout du souffle.  Après deux jours d’une pluie battante, mes deux flamands roses, Elvis et Dolly, ont eu un gros coup de blues. Et tout le monde sait qu’il n’ y a  rien de pire chez les flamands roses que le coup de blues.  Ca les mets par terre ! C’est foudroyant ! Tous les deux pleurent comme des madeleines.

Ca s’est déclaré pendant la nuit, alors, depuis, j’ai à peine fermé l’œil.  Evidemment, la catastrophe frappe le dimanche, le jour où tous les vétos sont en congé. Impossible même de joindre le véto de Miami qui les a soignés depuis leur naissance. Je découvre qu’il a fermé son cabinet, et qu’il s’est reconverti en artiste peintre.  Quelle idée ? Comme si le monde manquait d’artistes ! 

J’essaye de consoler Elvis et Dolly, mais ils ne veulent rien entendre.  Je leur ai gentiment rappelé qu’ils étaient d’accord pour participer aux Rencontres Improbables, mais ils ont la mémoire courte. Ils ne comprennent  pas pourquoi on ne peut pas faire les valises et rentrer  immédiatement à Miami ou il fait beau tous les jours. 

Vendredi, ils étaient encore joyeux.  Sandi, Cruella et Louisa sont passées nous faire un petit coucou, bref mais chaleureux.  Les trois copines top modèles etaient très pressées d’aller faire des emplettes aux Galeries Lafayette.  On les a vues en sortir pleines de paquets à la main.   Samedi, il y eu pas mal de monde qui passait nous admirer - jusqu’à  la tombée de la nuit et la fermeture des magasins.  Depuis, pas un chat dans la rue, probablement à cause de la pluie !  Les flamands roses ne sont pas vraiment fans des chats, mais c’est mieux que rien pour donner un peu de vie à la rue…

Je les soigne comme je peux avec mon remède à moi – des chocolats à gogo. Le chocolat m’a toujours fait un bien fou, alors pourquoi est ce que ce ne marcherait pas pour les flamands roses ?

Nous comptons sur votre présence devant la vitrine demain pour chasser le coup de blues !

Grosses Bises,

Jacquie

 

 

 

03/11/2011

 

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OOUF ! Ça y est  je suis enfin arrivé dans mon boudoir aux Galeries Lafayette de Bayonne.  Qu'est que je suis ravi d’être chez-moi, mais le voyage, quel calvaire !  En plus, mon entrée grandiose est tombée en catastrophe.  D’abord le temps était grise, une couleur qui ne va pas du tout avec ma peau claire.  Pas question d’arriver en Cadillac décapotable comme prévu avec une pluie menaçante.  J’aurais peut attendre le beau temps si Varela n’avez pas commencé à paniquer.  Les artistes sont d’une impatience incroyable.  Que voulez-vous, ils viennent d’une autre planète.  Pas moyen de lui raisonner.  Elle m’ enveloppe comme un cadavre, et Raph est à peine rentre du boulot,  q’elle elle me jette dans son fourgon, toujours plein de bazar. Et hop, direction Bayonne.

Tout ça c’est la faute de Rosie, mon agent de presse, disparue depuis la soirée hyper « people » chez un artiste très connu. Je ne cite pas son nom, car certaines personnes commencent à critiquer mon indiscrétion.  Peu importe.  La soirée commence à se dérouler plutôt normalement.  Bien que ça se passe sur la Côte Basque, les chouchoutages sont du style Paris/ New York /Londres /Madrid.  Vous voyez le type de convives, tous avec leurs sac à main Louis Vuitton, sauf moi.  Ce soir là, j'étais plus que tendances avec mon sac à main en faux autruche couleur framboise et doubleur en coton fleuri, signé Caro de Biarritz.  J'étais entouré de femme et d’hommes, tous en train d’examiner les petite pochettes attachés à l’intérieur de mon sac par les buttons pression, quand Rosie pars. 

La dernière fois que j’ai aperçu Rosie pendant la soirée, elle était en train d’étudier de loin un homme avec un « look » assez particulier. Il portait un jean avec une queue-de-pie sur un polo Lacoste couleur violet.  Coiffure boule à zéro, et une petite barbichette grises en forme de point d’interrogation.  Mais l’élément le plus étrange de sa toilette, restait incontestablement, ses chausseurs.  Sur un pied il portait un flip-flop et sur l’autre, un mocassin en velours noir.    Il restait figée devant un grand tableau d’environs 4 mètre par 3. La toile était tout blanc.  Tout en bas à gauche, il y avait un petit pois collé à la toile.  Tout en haut à droit, il y avait une tomate projetée par une machine faite pour envoyer les balles de tennis.  On voyait bien les pépins de la tomate.  Ce tableau était intitulé tout simplement « Nature Morte ».  J’aime bien l’art moderne, mais celui-là me dépassé un peu. Le type par contre, m’intrigué, et apparemment, il a plus qu'intriguer Rosie.  Il l a hypnotisé.  

Selon mes sources, l’homme à la barbichette est parti hâtivement dés que les clochers de l’église sonnaient minuit, en laissant derrière  lui son flip flop que Rosie a ramassé.  Depuis, Rosie, flip-flop dans la main, parcours le BAB  en quête de son Prince Charmant.

Quant à moi, je suis actuellement sans agent de presse pour organiser mes déplacements.  Alors, aidez-moi à retrouver Rosie avant la fin Des Rencontres Improbables, car il en est pas question que je quitte les Galeries Lafayette dans la fourgon de Raph !

Grosses Bises,

Jacquie

30/10/2011

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 Salut les copines, salut les copains !

Coucou, c’est moi, Jacquie qui vous blog  en live!  C’était un peu compliqué à démarrer, car comme vous le savez bien, je ne suis pas vraiment la reine de l’informatique.  Mais pour

chatcher avec mes amis, rien ne peut m’arrêter ! 

En fait, j’etais tranquillement en train de me bronzer sous le soleil de Miami, un verre de champagne rosé à la main, entouré des dieux de la plage, quand soudainement, Leslie et les trois copines de la Dream Team m’ont appelée d’urgence.  C’est vrai que je leur ai promis d’ouvrir mon boudoir au public dans les Galeries Lafayette de Bayonne à l’occasion Des Rencontres Improbables,  mais cela m’a complètement échappé de l’esprit.  En ce moment, je suis terriblement surbookée.  Quand on n'a pas vécu ca, on ne peut absolument pas comprendre ce que ça implique d’être une vedette.  En plus, Leslie m’a booké deux expos en même temps.  Je sais que je suis une femme de taille, une super nana, mais on ne peut pas me demander d’être à Bordeaux et à Bayonne les mêmes jours !  Les artistes sont bien sympas, mais ils vivent dans un autre monde !  Alors, pour m’assurer que cela ne m’arrive plus jamais, et pour faire face à ma célébrité, j’ai engagé Rosie comme attachée de presse.  C’est la fille à côté de moi dans la photo de mon blog. 

Il faut que je vous parle de Rosie, car je l’ai ramenée de loin.    Elle était au fond du trou, pas seulement au bord du précipice, mais carrément au fond quand je l’ai rencontrée par hasard à l’aéroport de Cincinnati, coincée comme moi pendant des heures à cause de la neige.  Je prenais mon mal en patience en lisant ma bible à moi, que j’emporte partout, « The Sweet Potato Queens’ Book of Love ».  Ou pour vous, les Frenchies, « Le Guide de L’Amour Selon Les Reines de la Patate Douce ».  Tout au long de mon chapitre préféré, intitulé « Les Cinq Hommes Qu'il Faut Avoir Dans Ta Vie », j’entends des reniflements à côte de moi.  Ce m’a tellement gâché le plaisir de lire, que j’ai commencé à fouiner dans mon sac à main pour offrir un mouchoir à cette pauvre malade.  Tout en fouinant dans mon sac, je tourne la page du chapitre suivant, « Que Manger Quand La Tragédie Te Frappe ».  Je fouine, je fouine, et brusquement, les reniflements deviennent des sanglots, mais des sanglots à réveiller des morts.  Même une folle de littérature comme moi ne peut pas faire abstraction d’un tel boucan.  Alors je tends vers la source des bruits intenables,  le seul mouchoir presque propre que je trouve parmi les trésors de mon sac.  C’est à ce moment là que les hurlements commencent.  Je ne comprends rien parce que le mouchoir, même s’il avait servi pour un petit « touch-up » de mon maquillage, ne méritait pas une réaction aussi violente.  Sans réfléchir, je prends cet inconnu par le bras, et je le guide vers le bar.  Ce n’est qu'au bout du troisième pink martini que Rosie reprends suffisamment ses esprits pour déballer son histoire.

Tout a commencé le jour où Rosie décide de faire une bonne surprise à son mari.  Première erreur. Toute femme lucide sait que les hommes n’aiment pas les surprises.  Encore moins, les hommes qui partent en week-end sous prétexte de boulot.  Mais Rosie souffrait de naïveté aggravée.  Alors que son mari, Fred, annonce qu ‘il reste à Providence Rhodes Island pour un congrès tout le week-end, Rosie décide d’aller voir sa mère âgée de 87 ans.  Quand Rosie arrive chez sa mère, touts les volets sont fermés et la voisine l’informe que sa mère est partie aux Bermudes  avec un charmant jeune homme qui lui fait du jardinage, parmi d’autres petits services.  Déboussolée, Rosie ne veut plus  rentrer chez elle passer encore un autre week-end seule.  Elle téléphone à chacune de ses trois filles, tous les trois beaucoup trop débordés pour la recevoir ce week-end.  Que faire ?  Rosie n’a pas l’habitude d’aller s’amuser toute seule.  Elle fréquentait les réunions de parents d’élèves au temps jadis, et elle est bien connue dans les cercles Tupperware et Weight Watchers, mais à part ça, Rosie n’a pas le profil du « Party Queen ».   Décision fatale, elle téléphone au bureau de son mari pour avoir le nom de son hôtel à Providence, Rhodes Island afin de lui faire la surprise de sa vie, un weekend en amoureux !  L’idée  en elle-même n’est pas vraiment originale, car Fred aussi avait une inspiration semblable, sauf pour ce qui concerne les participants. 

Donc, notre petite Rosie arrive toute fraîche à Providence, malgré un long trajet dans le Greyhound Bus, (équivalent américain du Basque Bondissant) qu’elle a pris en souvenir de son idole, Marilyn Monroe.  C’est pile l’heure du dîner quand elle franchit la porte de l’hôtel.  Sans se poudrer le nez, Rosie se dirige vers la salle à manger de l’hôtel ou elle voit une grande pancarte avec l’inscription « TIFFANY CLUB ».  Drôle de nom pour un congrès de manufactures de  pneus, mais charmant tout de même, pense-t-elle. Elle demande la table de Monsieur Fred Bloomgarten, et se retrouve aussitôt face à une femme à la chevelure rousse éclatante. Rosie reste figée un instant, stupéfaite devant cette femme flamboyante et de taille imposante, accompagnée d’un petit bonhomme moustachu qui essaye de se cacher dernier sa serviette de table.  Avant que Rosie puisse reprendre ses esprits et appelle le maître d’hôtel, la femme flamboyante se lève en criant « Nom de Dieu, Rosie, qu’est ce que tu fais ici ! »

L’autre chose dont Rosie se souvient, c’est la chambre d’hôtel dans laquelle elle se réveille entourée d’un médecin, de  son mari Fred qui avait entre temps enlevé la perruque rousse, mais pas encore la robe de soirée en paillettes rouges, et de la  petite secrétaire de Fred sans la moustache, mais toujours en smoking.  Quant au médecin, Rosie ne sait toujours pas, à ce jour, s’il s’agissait d’un homme habillé en femme, ou d’une femme habillée en homme.  Peu importe, ils était tous cinglés, dites-elle.

Rosie a fait semblant de prendre les calmants prescrits par le médecin – dont le sexe était difficile à cerner, mais Fred et sa secrétaire, en ont bien profité.  Lorsque les deux fêtards dormaient profondément, Rosie s’est échappée de l’hôtel, en direction de l’aéroport ou elle avait pris le premier vol.  Manque de pot, elle s’est retrouvée à Cincinnati, bloquée dans une tempête de neige. 

J’ ai arrêté de compter les pink martinis, mais je puis vous dire qu’elle en a descendu un nombre impressionnant.  Pour ma part, je suis resté raisonnable pour une fois.  En bref, j’ai laissé Rosie avec ma précieuse copie de « The Sweet Potato Queens’ Book of Love » et ma carte de visite une fois que la piste de Cincinnati s’est libérée.  Et un beau jour, je décroche mon téléphone, et qu’est ce que j’entends ?…

« Coucou, Jacquie, ici c’est la nouvelle Rosie.   Les Sweet Potato Queens ont transformé ma vie !  Je ne sait plus ce qui m’arrive !

Voilà, je lui dit, « t’as eu une révélation.  C’est normal. »

Non, non, ce n’est pas ça.  Je n’ai jamais rien pris, même pas de prozac »

Du calme, Rosie, on ne t’accuse de rien.  Tu a fait une grande découverte, tu as eu une illumination, appelle ça comme tu veut.  Bravo ma petite ! 

Donc, j’ai invité Rosie à Miami et je l’engagée comme attachée de presse. 

Alors, Mes Amis, j’ai assez parlé de moi pour aujourd’hui.  Si vous avez des potins à nous raconter, surtout n’hésitez pas !  On adore les potins !

Grosses Bises,

Jacquie

 

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